vendredi, juillet 15, 2011

#73: Fantasia no.2: Milocrorze, a Love Story

"Milocrorze, A Love Story" était mon second film de Fantasia cette année et, je crois bien que si mon festival continue comme ça, il pourrait se classer dans mon top 3.

Milocrorze, du même réalisateur qui nous a offert les sketches complètement absurdes de "Fuccon Family", était une superbe comédie naïve, touchante et imbécile qui nous offrait trois histoires en venant à se rencontrer sans vraiment avoir de rapport entre elles.

Tout d'abord, celles d'un "conseiller en amour" pour jeunes hommes qui ne fait que les engueuler au téléphone et leur donne de judicieux conseils comme: "si tu veux trouver la confiance en toi pour inviter une fille à sortir ou pour que les filles te portent attention, va au supermarché deux fois par semaine pour hurler que tu veux acheter des condoms.  Tout le monde va te regarder et tu vas définitement attirer l'attention des femmes qui vont ensuite se garrocher sur toi en arrachant leur linge".  S'ensuivent des numéros de danse par notre hurluberlu qui est entourés de top-models.  Il danse même dans sa voiture conduite par un chauffeur qui...

*CUT À LA SECONDE HISTOIRE*

frappe deux personnes qui passaient par là et continue son chemin comme si de rien n'était.  On est soudainement rendu dans une histoire de vengeance, de quête d'un samourai dont sa petite amie fut kidnappée après qu'ils se soient faits attaquer par des bandits 4 ans plus tôt.  Il pleut, c'est gris, c'est déprimant, c'est violent, des gens meurent.  Mais l'histoire reste quand même fatalement absurde et colorée, ultra-colorée.  Une scène de combat, filmée d'un seul plan qui doit bien durer 10 minutes alterne ralentis et accélérés lorsque le héros se fraye un chemin contre des dizaines d'adversaires au-travers d'une maison de passe, défonçant des murs au passage, faisant faire des culbutes à ceux qu'il tue.  Spectaculaire !

Une troisième histoire: celle d'un bambin roux de 7 ans, qui se nomme Ovreneli Vreneligare, qui tombe amoureux d'une femme dans la trentaine du nom de Milocrorze, et devient tellement obsédé par elle qu'il travaille comme un fou dans une usine, s'achète une maison hors de prix et l'invite à habiter avec lui.  Le tout, narré par un narrateur à la "Pushing Daisies".  Cette bribe, encore comme Pushing Daisies, est ultra-colorée, pleine de kitsch attendrissant et toujours, toujours, hyper-absurde.

Un film incroyable qui réussit à te faire cramper de rire devant tant de conneries, à t'attendrir devant le romantisme et à t'attraper par un drame puissant.  Je vous laisse sur la bande annonce (que je n'arrive pas à mettre ici, mais voici le lien).